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Sur Mac comme sur PC, voici les cinq éditeurs de séquenceurs qui tiennent le haut du pavé et sont présents dans les studios d'enregistrement professionnels:

Il existe d'autres solutions, mais celle-ci sont destinées au "grand-public" (grand-public de passionné que nous sommes !...) Ce sont parfois des versions allégées ("Lite" ou LE) des produits destinés aux professionnels ou des séquenceurs uniquement MIDI.
(Norbert Stellberg) Au logiciel, il faudra lui adjoindre une interface MIDI et une carte son (convertisseur audio AD et DA). Vous pourrez, dans un premier temps, si vous avez un PC, utiliser une carte sons (de bonne facture) avec laquelle vous aurez la MIDI In et Out, un générateur sonore GM de 16 canaux, et une interface numérique d'entrée/sortie audio. Vous pourrez, dans un premier temps, si vous avez un MAC, utiliser les entrées/sorties (stéréo 16 bits/44.1 kHz) d'origine pour l'audio, il vous faudra tout de même acheter une interface MIDI pour piloter vos instruments.
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Je vous recommande de bien lire les spécifications requises (plate-forme, vitesse processeur, mémoire vive, disque dur, version du système d'exploitation, etc.) précisées par l'éditeur du séquenceur que vous voulez acquérir.
Pour celui qui doute, il a la possibilité de s'initier aux joies de la M.A.O. en achetant un Atari (forcément d'occasion) avec Cubase (à partir de la version II) ou Notator. Le travail fait avec ces séquenceurs ne sera pas perdu puisque Cubase VST ou Logic Audio sont compatibles avec leur ancêtre respectif. Aussi, vous aurez aussi la possibilité de faire un export-import en format de fichier MIDI (0 ou 1) universellement reconnu par tous les séquenceurs du marché, s'il n'y a pas de compatibilité "chromosomique" (descendance logicielle).
Si vous êtes déjà équipé d'un ordinateur, essayez la version "Lite" du séquenceur que vous avez choisi (beaucoup moins cher). Il existe parfois des versions LE en "libre" téléchargement sur le site internet de l'éditeur.
Cubase Lite :séquenceur 16 pistes MIDI, fonctionne avec 1 Mega de RAM sur un ATARI 520/1040 ST(f/e) avec un écran Haute Résolution (noir/blanc) SM 124/125…
Cette version est libre de droits ! Pour en savoir plus, cliquez ICI (téléchargement de Cubase Lite).
La version DEMO, vous permettra de savoir si votre configuration (Mac ou PC) est apte à faire fonctionner la version payante puisqu'il s'agit de la version FULL bridée. Dans la plupart des cas la version de démonstration ne permet pas de sauvegarder ou est d'un usage limité dans le temps (7, 15 ou 30 jours).
La révolution informatique
La démocratisation de l'informatique, commencée avec les ordinateurs personnels Commodore et Amstrad, va grandement contribuer à l'informatisation des studios, que ceux-ci soient personnels (home studio) ou professionnels. C'est en 1986, trois ans après la création du MIDI et des premiers logiciels utilisant cette norme, que les ordinateurs Atari ST et Amiga vont réellement bouleverser les habitudes de travail en studio-pro et home-studio. Si l'Amiga n'a su s'imposer dans le domaine musical (il aura préféré le monde de l'imagerie), l'Atari, grâce notamment à ses prises MIDI intégrées, a en revanche réussi à devenir un standard pendant de nombreuses années, jusqu'à ce que la technologie utilisée sur cet ordinateur deviennent définitivement obsolète. Les premiers séquenceurs seront exclusivement MIDI. En effet, la puissance des machines ne permettra de traiter conjointement l'audio qu'au début des années 90. Les plate-formes de développement seront essentiellement Atari ST, Atari Falcon, Commodore C-64, Amiga, et Apple Macintosh.
L'époque Pro 24
Assisté de Manfred Rürup, Charlie Steinberg met au point un séquenceur, dont il réalise lui-même le montage de l'interface électronique. Ce séquenceur, le Multitrack Recorder, est le premier produit made in Steinberg, lequel décide d'en assurer lui-même la commercialisation. Fonctionnant avec le Commodore C-64, celui-ci dispose de 16 pistes, de 64 patterns, d'un système de quantification, etc. Charlie Steinberg transforme ce logiciel, toujours pour le C-64, le Pro 16; et distribue des interfaces MIDI ainsi qu'une synchro-bande - sous-traitée par la firme TSI - future société Waldorf. Fin 1984, Charlie et Manfred fondent Steinberg Research. Atari fait alors son apparition sur le marché, et le Pro 16 est porté sur la plate-forme Atari en 1986. Cette première version prend le nom de Twenty-Four pour bien l'identifier à un 24 pistes. La deuxième version (et les suivantes) prendront le nom de Pro 24. C'est l'Atari ST qui va vraiment permettre le développement des produits Musicaux grâce à son interface MIDI incorporée et son prix abordable comparé aux systèmes de l'époque. Le PC et le Mac sont alors considérés comme des machines de bureau. Dès 1985, la distribution internationale, notamment en France avec Saro Informatique, apporte une solution dans un marché naissant. Les artistes utilisateurs, les distributeurs et les développeurs sont en parfaite adéquation pour faire évoluer un produit qui restera la synthèse de la séquence musicale sur ordinateur.

L'essor des séquenceurs
Le Pro 24 va servir de base à la création du fameux programme Cubase. Les concurrents s'engouffrent dans la brèche: Hybrid Arts, Opcode, C-Lab. En 1987, C-Lab - aussi une société allemande - développe et édite Creator sur Atari. Pour cette société, ce n'est pas son coup d'essai car elle est déjà renommée pour ses logiciels musicaux sur Commodore (dont le séquenceur SuperTrack et l'éditeur de partitions SuperScore). Le séquenceur Creator est alors distribué en France par Music Pro Import. Il déroute par son interface très chargée qui cache beaucoup de nouvelles fonctionnalités: quantification personnalisable par piste, patterns de groove rythmique, piste fantôme, etc. La fenêtre "Arrange" est alors plutôt une "Play List". Résolument tourné vers le milieu professionnel, sans pour autant dédaigner le grand public (bien au contraire), ce séquenceur possède un grand nombre de particularités dont la faculté d'effectuer en temps réel (en cours d'exécution) des opérations réservées à des options particulières ou à des fonctions d'éditions. Alors que les autres sociétés travaillent sur des logiciels distincts pour le séquenceur ou la notation (partition), fin 1988, Creator prendra le nom de Creator/Notator, car il sera doté d'un module d'édition de partitions très puissant. Puis, le séquenceur phare de C-Lab s'appelera simplement Notator et bénéficiera en 1989 de l'environnement multi-tâches maison: SoftLink.
Les séquenceurs ou éditeurs de partition (score) sur Atari ST sont proposés par Steinberg, Dr. T, Intelligent Music, Hybrid Arts et Sonus. Sur le Mac, les interfaces graphiques des séquenceurs proposées par MOTU et son "Performer" version 2 (495 dollars), et Opcode avec "Vision" sont plus sophistiqués. La notation sur Mac se fait avec "Finale 1.0" (1000 dollars !). Sur la plate-forme PC, il y a la première version de "Cakewalk", et "Master Tracks Pro" passe en version 3.0 (395 dollars). Du côté de la notation, Passeport édite une mise à jour de "Score 2.05" (795 dollars) et Dr. T sort "Copyist 1.5 level III" pour seulement 399 dollars. Tous ces logiciels sur PC fonctionnent sous MS-DOS avec 640Ko de mémoire. Le portage des programmes sous Windows 3.1 n'étant pas terminé. C-Lab développe aussi ses propres interfaces MIDI: l'Export qui ajoute 3 MIDI-Out, et Unitor-N (et plus tard Unitor-2) qui a 2 In et 2 Out MIDI avec la synchronisation SMPTE/EBU. En 1989, Steinberg crée le premier OS (Operating System) dédié aux applications musicales: MROS, et Cubase est mis au point. Cubase instaure un nouveau standard dans le domaine de la production musicale informatique en proposant une véritable interface intuitive et la fameuse fenêtre "Arrange" (liste des pistes) qui inspirera un grand nombre d'éditeurs de séquenceur. Au début des années 90, bon nombre d'éditeurs portent leur séquenceur sur PC.
L'audio arrive
C’est en 1988 que Digidesign présente SoundTools. Historiquement, c'est Sound Tools, en termes numériques, qui est le premier système d'enregistrement et d'édition sur disque dur. Le système proposé par Evan Brooks et Peter Gotcher (les fondateurs de Digidesign créée en 1985) se situe à un niveau de prix abordable. La qualité du son n'est pas à mettre en doute, mais Sound Tools n'a pas toutes les fonctionnalités que l'on peut trouver sur SoundStation ou AudioFile. On doit se rappeler que plusieurs systèmes Sound Tools pouvaient être achetés pour le prix d'une des grandes machines précitées. Les systèmes audio-numérique plus gros sont multipistes, alors que Sound Tools est juste stéréo (bien qu'il y ait des développements en cours sur les tables à dessin… Pro Tools V1.0 arrivera en 1991). Sound Tools fournit tout de même un ensemble de fonctions très pratiques et utiles à un coût relativement bas, c'est probablement tout cela qui a séduit les utilisateurs.
De quoi était composé Sound Tools ? Le système a été développé pour l'Apple Macintosh - un modèle de la gamme SE-30 ou la série II. Dans le Mac était installée une carte DSP (Sound Accelerator) chargée des enregistrements et lectures sur ou depuis le disque dur. Il y avait également une carte externe, logée dans un boîtier, contenant les convertisseurs A/N et N/A pour les entrées-sorties audio. Digidesign porta Sound Tools sur l'Atari: le Mega ST 4. Mais les contraintes d'adaptation en firent une version difficile à installer, avec en autre la nécessité d'utiliser une carte interface supplémentaire: DMA vers SCSI. A cette époque, seul les disques durs de type SCSI étaient capables d'avoir le débit suffisant nécessaire au traitement en temps réel de l'audio.
Entretemps, C-Lab devient Emagic et Gerhard Lengeling fait le portage de Notator Atari sur Macintosh et prend le nom de Notator Logic en 1992. Un an après, le logiciel phare de Emagic est porté sur PC - sous Windows 3.1 - et s'appelle Notator Logic Audio : l'audio fait son entrée dans le séquenceur. Cette nouvelle mouture utilise une page d'arrangement qui est très semblable dans l'apparence à celle de Cubase, et permet d'enregistrer de l'audio, de rajouter des effets, d'éditer, de mixer et d'égaliser, le tout sur un même programme et en temps réel… C'est en 1996, que Cubase VST (Virtual Studio Technology) fait son apparition et permet d'enregistrer de l'audio, de rajouter des effets, d'éditer, de mixer et d'égaliser, le tout sur un même programme et en temps réel.





Les instruments de l'époque
Pour se remettre dans le contexte, voyons ce qui était "hot" en 1988. Le Korg M1 détrône le Roland D50, qui lui-même a évincé le DX7 (même équipé de l'extension multitimbrale "E!"). Roland sort le D110 et le D20. Le Proteus de E-Mu est attendu. Kawai sort le K1 et le K5. Alesis apprécie le succès phénoménal de sa HR-16 et projette la version "B". Ensoniq livre sa Workstation SQ-80. Les matériels ont enfin des prix raisonnables… A l'autre extrémité, New England Digital (NED) annonçait le Synclavier 9600 (42.000 dollars en version de base avec 32 voies de polyphonie et 32 méga de mémoire). E-Mu présentait l'Emax avec option SCSI…
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