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J'ai commencé à jouer du clavier sur l'orgue (électronique) ORLA qui était à ma soeur. C'était un clavier de trois octaves et demi qui avait quatre timbres avec des noms très évocateurs. Malheureusement il n'y avait que le nom, le son ne ressemblait à rien ! Plus tard, bien avant qu'apparaissent les instruments numériques, j'ai joué sur divers instruments, tous analogiques bien sûr. J'ai touché à différents claviers comme un KAWAI 100F, un YAMAHA SY1, un ELKA Rhapsody-61, un HOHNER Clavinet D7, un HOHNER Pianet T. Dans un magasin, j'ai même tripoté un ROLAND Jupiter-8 (je ne sais même pas si le commerçant a réussi à le vendre tellement il était cher: 40.000 FF de l'époque !), un SCI Prophet 5 (cher aussi !), KORG MS20 et Lambda, ROLAND SH-9, etc. Minou, un ami de longue date, m'emmena un jour chez une de ses connaissances qui avait, entres autres, un EMS Synthi AKS. Machine extraordinaire ! En studio, j'ai pu jouer sur (avec ?) un MiniMoog, un piano Fender et un Mellotron M400, un bonheur incommensurable ! De cette époque - 1976 à 1982, j'ai le Pianet T, une pédale de volume, et un mauvais Phaser (analogique !) dont je ne me souviens plus de la marque.

Après, j'ai traversé alors une période sans ressentir le besoin de m'exprimer à travers la musique. Ce qui ne m'a pas empêché de me tenir au courant grâce aux magazines spécialisés ou les discussions entres amis. Je n'ai pas participé au commencement du "tout numérique" et du MIDI comme l'ont fait certains de mes amis. Je "bricolais" de la fausse musique sur mon Atari ST - acheté en 1987 - avec des logiciels qui essayaient d'exploiter la médiocre puce sonore de l'engin (polyphonie: 3 voix, l'Amiga faisait mieux avec 4 !). En 1990, j'ai lu un article, dans un magazine dédié à l'Atari, sur un nouveau logiciel musical qui exploitait des échantillons: QUARTET de chez Microdeal. Il s'agissait d'un "Tracker" orienté notation musicale sur une portée (pas du tout comme les Trackers d'aujourd'hui où le gars qui n'y connaît rien en solfège peux assembler des sons en "loop" parce qu'il y a un bon algorithme d'harmonisation qui lui arrange le tout… là, j'vais pas faire des copains ! ). Il pouvait également être piloté par le MIDI. Ce logiciel pouvait produire 4 voix de polyphonie, et 4 voies de multitimbralité. Je l'ai acheté, et j'ai commencé à composer avec la souris: note par note, portée par portée (j'ai même repris certaines des compos que j'avais fait avec !). J'ai acheté par la suite la cartouche REPLAY-4, de chez Microdeal toujours. Cette extension électronique permettait d'entrer ou de sortir des sons de l'Atari grâce à ces prises audio (RCA) "Input" et "Output". Avec celle-ci, j'ai échantillonné (en 8 bits) des sons tirés de disques (vinyl). Je les triturais dans un logiciel pour les mettre au format Quartet… Là, je crois bien que le virus de la musique m'avait repris !
Des amis musiciens me demandèrent pourquoi je ne me remettais pas au synthé avec le MIDI, le séquenceur sur Atari (à ce moment là, le logiciel Steinberg PRO24 était adulé: de l'enregistrement Tapeless démocratique)… Eux, ils avaient DX7, JX-8P, D-10, U-220. Pas le temps, pas l'argent ! Surtout l'argent, il suffisait de regarder le prix d'un synthé neuf pour être convaincu ! Mon Tracker me suffisait amplement malgré sa pauvre polyphonie, je croyais…
Microdeal REPLAY4 (fenêtre principale)
Microdeal QUARTET (fenêtre principale)
