Me mettre au MIDI

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S'équiper pour commencer

Un jour, début 1992, en regardant les annonces d'un magazine de musique, j'ai été attiré par le prix d'un petit expandeur au format dit "informatique". C'était le Roland CM-32P, générateur sonore et 64 presets issus de l'expandeur U-220 (31 voix de polyphonie, multitimbral 6 parties, réverb intégrée, port pour une carte sons de la librairie SN-U110, pas de canal "batterie", programmable uniquement par MIDI...). L'annonceur cassait les prix, fin de série de l'instrument ! Du coup, le samedi suivant, je suis allé dans ce magasin parisien pour acheter l'engin. Avec, il me fallait tout de même un clavier de commande. Le vendeur me proposa le Roland PC-200. Aussitôt rentré à la maison je branchais la bête sur la chaîne Hi-Fi du salon. Les sons étaient échantillonnés (que) en 12 bits, et ça c'était nettement plus beau que le 8 bits du REPLAY-4 Microdeal !

ROLAND CM-32P
Le CM-32P de chez ROLAND

Minou, un ami de longue date, me prêta PRO24, pour que je puisse fixer mes compositions. Je les enregistrais sur K7 pour les faire écouter. En parlant de ma passion dans mon entourage, un collège de travail me dit qu'il connaissait quelqu'un qui utilisait CUBASE sur Atari, et qu'il allait lui parler de ce que je faisais. C'est ainsi que j'ai pu découvrir le séquenceur leader. Il y avait bien Notator, le produit concurrent, mais son utilisation était beaucoup moins intuitive à mes yeux.

Mais, à mes six voies de multitimbralité, il manquait cruellement le rythme donné par la batterie et les percussions. "Bon, il va encore falloir faire chauffer la Carte Bleu" me suis-je dis ! "En regardant de plus près dans les P.A., peut-être vais-je trouver quelque chose ?". Et bien oui, des magasins spécialisés dans le commerce d'instruments de musique d'occasion font des huitièmes, des quarts, voire même des pleines pages de publicité !". C'est par ce biais que j'ai trouvé un nouvel instrument: le Roland MT-32. Et je n'ai pas changé ce mode d'acquisition depuis. J'avais enfin le canal "batterie" qui me faisait défaut, avec une multitimbralité de 8 voies, une polyphonie de 32 voix. Là comme le CM-32P, il était seulement programmable par le MIDI.

ROLAND MT-32
Le MT-32 de chez ROLAND

Quelques temps après, j'ai revendu ces instruments que je trouvais trop sommaire pour acheter, toujours d'occasion, des modèles de la catégorie supérieure: un Roland U-110 fin 1992, puis un Roland D-110 début 1993 (Roland ! Roland ! Roland !... et oui j'aime bien cette marque !). Les instruments et certains effets que je décris sur ce site, je les ai acquis petit à petit, année après année, souvent d'occasion (magasin ou particulier). L'achat d'un matériel neuf peut être guidé par l'envie d'être au top niveau, comme en micro-informatique. Mais alors je me pose deux questions: est-ce que ce synthé ne va pas être vite dépassé: (par un concurrent ou pire: une version 2 du même fabriquant, frustrant !), vaut-il vraiment tout l'argent que je mets dedans (prix d'achat divisé par le nombre d'heures d'utilisation avant non utilisation ou revente) ? De toute façon, progrès technique et investissement n'ont jamais fait bon ménage ! Alors, pour un moindre coût, dans les "occas" je trouve un matériel équilibrant au mieux, pour ma situation particulière, prix et performances. C'est le besoin en sons nouveaux qui souvent génère le besoin d'acquisition. Ah, la palette sonore !...



jack multi-color